Etude Epifane : connaître les pratiques alimentaires des nourrissons
L’étude nationale « Epifane 2011-2013 » sur l’alimentation et l’état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie débute sa collecte de données prochainement. Mise en place dans le cadre du système national de surveillance nutritionnel, cette étude est réalisée par l’Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (Usen), unité mixte de l’Institut de veille sanitaire (InVS) et de l’Université Paris 13.
L’alimentation contribue fortement à la croissance et au bon déroulement du développement moteur et cognitif du nourrisson. C’est aussi un élément crucial pour sa santé future. Si des données existent sur les premiers jours de vie de l’enfant, aucune information sur, par exemple, la durée de l’allaitement ou l’âge au début de la diversification n’est actuellement disponible à l’échelle nationale. Mieux connaître les pratiques alimentaires des nourrissons pour mieux informer et aider les mères, c’est le but d’Epifane.
L’étude portera sur un échantillon de 3 500 mères recrutées dans 140 maternités tirées au sort en France métropolitaine. L’objectif est de décrire l'alimentation des enfants pendant leur première année de vie, en estimant en particulier :
- la fréquence, la durée et l’exclusivité de l’allaitement maternel,
- le type, la durée et les quantités utilisées de formules lactées du commerce,
- et les modalités de la diversification alimentaire (moment d’introduction des nouveaux aliments, natures et quantités).
Le recrutement des mères dans les maternités sélectionnées s’échelonnera de la mi-janvier à la mi-mars 2012.
La participation des mères consistera dans un 1er temps, à répondre à un questionnaire dès leur séjour à la maternité.
Dans un 2e temps, suivront des entretiens téléphoniques et des questionnaires à remplir sur internet à l’âge de 1 mois de l’enfant, puis à 4, 8 et 12 mois. Outre l’alimentation de l’enfant, y compris les difficultés vécues par les mères à ce sujet, les données recueillies porteront sur la santé de la mère et de son enfant ainsi que sur leur environnement socioéconomique.
Des résultats intermédiaires portant sur le suivi jusqu’à 4 mois seront disponibles à l’automne 2012 ; les résultats complets sur l’ensemble du suivi sont prévus pour le second semestre 2013.
Toutes les données recueillies seront analysées dans le strict respect de l’anonymat des participantes et de leurs enfants.
Sources :
- Epifane : épidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants - InVS
- Télécharger la brochure d'information à propos de l'étude Epifane 2012-2013
Bronchiolite : Tout ce qu’il faut savoir pour limiter les risques de transmission
Communiqué de l'INPES :
Chaque hiver, près de 30 % des enfants de moins de 2 ans sont affectés par la bronchiolite. Cette infection respiratoire des petites bronches est due à un virus respiratoire très répandu et très contagieux. Cette épidémie saisonnière, potentiellement grave pour les nourrissons, débute généralement mi-octobre et se termine à la fin de l'hiver avec un pic durant le mois de décembre.
La progression de l'épidémie de bronchiolite s'est accélérée ces deux dernières semaines en France métropolitaine, surtout dans le nord de la France. Afin de réduire les risques de transmission de ce virus aux nourrissons, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé rappellent les gestes préventifs aux parents et mettent à leur disposition une brochure d'information.
Des précautions pour limiter la transmission du virus
Le virus se transmet lors des éternuements, de la toux, par les mains et les objets souillés par une personne infectée. Le rhume de l'enfant et de l'adulte peut être à l'origine d'une bronchiolite chez le nourrisson. La bronchiolite débute généralement par un simple rhume et une toux, puis l'enfant est gêné pour respirer et il peut présenter des difficultés pour boire et manger. Les quintes de toux sont très fréquentes et peuvent s'accompagner de sifflements.
En cas de signes de bronchiolite, il faut rapidement contacter votre médecin qui confirmera le diagnostic. Pour éviter la transmission du virus à l'origine de la bronchiolite à votre bébé, vous pouvez adopter des gestes simples et quelques précautions (les parents, les frères et les soeurs, et tout l'entourage proche, etc.) :
- lavez-vous systématiquement les mains à l'eau et au savon pendant 30 secondes avant de vous occuper d'un bébé,
- si vous avez un rhume ou que vous toussez, portez un masque chirurgical (en vente en pharmacie) pour vous occuper de lui, et demandez le aussi à toutes les personnes qui s'occupent de votre bébé,
- si vous êtes enrhumé ou en période d'épidémie, n'embrassez pas votre enfant sur le visage, ni sur les mains. Ce conseil s'applique également à tout l'entourage (frères, soeurs, etc.),
- aérez sa chambre tous les jours au moins 10 min,
- n'échangez pas dans la famille et l'entourage les biberons, les sucettes, les couverts et verres non nettoyés,
- évitez de rendre visite, avec lui, à des personnes enrhumées ou grippées. Inversement, demander à une personne enrhumée ou grippée de reporter sa visite,
- évitez de l'emmener dans des endroits publics où il risquerait d'être en contact avec des personnes enrhumées (centres commerciaux, transports en commun...),
- si votre enfant est malade et que vous souhaitez consulter, prévenez votre médecin avant de vous rendre dans sa salle d'attente (il est préférable d'éviter de contaminer d'autres petits enfants).
Une brochure pour savoir ce qu'il faut faire
Pratique et concrète, la brochure « La bronchiolite » explique comment limiter la transmission du virus et que faire quand son enfant est malade. (téléchargement au format .pdf)
Sources:
NewsPress.fr
BisphĂ©nol A: les signaux d’alerte de l’AFSSA.
Le 5 Février 2010, l'AFSSA (l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a rendu un avis public sur les risques encourus lorsqu'on utilise des produits plastiques contenant du Bisphénol A.
Le bisphénol A (BPA) est utilisé depuis plus de 40 ans, dans de très nombreuses domaines dont les matériaux au contact des aliments et de l'eau.
En 2008, la FDA américaine (Food and Drug Administration) et l'EFSA européenne, en se basant sur les données scientifiques disponibles à l'époque, avaient conclu à l'absence de risque pour les consommateurs dans des conditions normales d'utilisation.
En Octobre 2009, sur la base des études scientifiques sur le BPA réalisées après ce premier avis, l'Afssa s'est autosaisie et a demandé à ses comités d'experts spécialisés d'examiner ces nouvelles études avec attention et d'auditionner le Réseau Environnement Santé.
Les effets du Bisphénol A sur la santé.
Le bisphénol A est perturbateur endocrinien aux effets faibles, mais bien présents. Il peut avoir une influence sur les fonctions endocrines (dans les testicules, les ovaires, le pancréas et les glandes mammaires) et dans l'intestin.
Il se retrouve également suspecté dans différentes maladies comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires.
Quelles sont les conclusions de l'avis de l'AFSSA en ce début 2010?
Dans ses conclusions, l'AFSSA ne dit pas que le BPA est dangeureux ou qu'il doit ĂŞtre interdit.
Citation de l'avis: "des effets subtils ont été observés en particulier sur le comportement après une exposition in utero et pendant les premiers mois de vie chez de jeunes rats, amènent l'Agence à poursuivre son travail d'expertise, en lien avec l'Efsa et le réseau international des agences, pour comprendre la signification en terme de santé humaine de ces signaux d'alerte, éclairer le consommateur et permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures appropriées."
Recommandation, et précaution d'usage de l'AFSSA:
- La température augmente la diffusion du BPA dans les aliments.
L'AFSSA recommande "d'éviter de chauffer à très forte température l'aliment (eau, lait, soupes…) s'ils utilisent des biberons ou des récipients en polycarbonate."
Cependant quelle est cette forte température? Est ce que réchauffer un biberon, un plat cuisiné ou une soupe dans un emballage en plastique au micro-ondes entraine la libération du BPA à un seuil qui pourrait être nocif?
La suite des évènements, les actions et les réactions.
La suite des évènements:
Au début du mois d'Avril, l'EFSA (l'autorité européenne de sécurité des aliments) organise une réunion regroupant les contributions et les recherches effectuées au sein des états membres de l'Union Européenne.
Un des buts de cette réunion est de determiner si la dose journalière tolérable (DJT) doit être maintenu telle qu'elle est aujourd'hui, ou si elle doit être modifiée en particulier pour les nourrissons et les bébés, population la plus exposée à l'heure actuelle au BPA via l'utilisation des biberons et de la vaiselle plastique.
Les actions:
Au Etats-Unis, la FDA a émis en janvier 2010 des recommandations adaptées pour les nourrissons, en conseillant le recours exclusif à des biberons sans BPA.
Le Canada a interdit depuis 2008 l'utilisation du bisphénol A dans les biberons et les gobelets pour enfants.
En France, plusieurs municipalités, comme Paris ou Grand Couronne en Normandie, ont déjà déclaré qu'elles remplaçaient les biberons plastiques utisés dans les crèches par des biberons BPA free.
Les réactions:
- Cécile Duflot, tête de liste Europe écologie en Ile-de-France, Secrétaire nationale des Verts, vient de demander le retrait immédiat des biberons contenant du Bisphénol A.
- Une proposition de loi pour interdire le bisphénol A présent dans les biberons sera examinée au Sénat le 24 mars, à la demande du groupe des Radicaux de Gauche.

Maternéo, le site.