Le Mag Materneo Actualités grossesse et petite enfance.

1sept/103

Wiii!!! au delĂ  du jeu, usage de la Wii balance board.

Parfois, on a le coeur qui fait "boum", vous savez quand il est surpris et qu'il fond en mĂŞme temps...
VoilĂ  l'occasion de surprendre et de faire fondre le votre.
Façon streap-tease (l'émission), je ne dis rien avant... et juste trois mots après:

Voilà! Ou comment détourner l'usage d'un objet ludique, en outil de soutien pour des enfants qui ont des troubles moteurs.
Cette application à l'usage détourné est le fruit de l'imagination d'une équipe de chercheurs de l'Ithaca College de New York.
Comme on peut le voir sur les deux vidéos, les enfants se déplacent du seul fait de leurs mouvements intuitifs vers l'objet ou la situation qui les attire, sans avoir à manipuler de manettes, ou sans avoir de boutons à enclencher pour initier le déplacement.

L'appareil est composé d'un robot motorisé, truffé de capteurs pour éviter les chocs, pour reconnaître les mouvements et s'adapter aux déplacements initiés par l'enfant. La Wii balance board quant à elle, indique au robot la direction à suivre.
Bon, on avouera un confort rudimentaire pour le moment, en ce qui concerne le siège utilisé pour que l'enfant puisse d'asseoir... mais c'est un projet, en non un aboutissement...
Enfin luxe suprème... l'appareil est équipé d'une fonction qui permet aux parents de reprendre les commandes au besoin.

Quand l'imagination et la technologie se retrouvent pour le meilleur...
Belle journée!

Sources:
Next-nintendo.com
Babies Take the Wheel of Driving Robots. 24 Aout 2010.

10août/100

Publication OMS/UNICEF: guide des médicaments destinés aux enfants.

Le 26 janvier dernier, le Mag présentait le RIPPS [1], dont la mission est d'adapter les médicaments formulés en dosage adulte pour les enfants. Le RIPPS a été crée en 2005 par travail conjoint de l'INSERM et de la Société de Pédiatrie Française.
(voir le Mag: L'adaptation des médicaments en pédiatrie, le chemin est long. 26.01.2010)

logo-med-child-frLe 29 Avril, l’UNICEF et l’OMS ont publié un nouveau guide des médicaments destinés aux enfants. [2]
612 formulations pédiatriques différentes de 240 médicaments figurent sur cette liste spécifiquement adaptée aux enfants.

On estime que neuf millions d’enfants meurent chaque année de causes évitables qui pourraient être traitées. Une meilleure offre de médicaments sûrs spécifiquement destinés aux enfants et un accès amélioré à ceux-ci sont encore loin d’être une réalité pour de nombreux enfants des pays pauvres. Cette publication, unique en son genre, sera utile aux organisations et au personnel chargés de l’achat des médicaments pour savoir où se procurer ceux-ci et à quel prix », a déclaré Hans Hogerzeil, Directeur du Département Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques à l’OMS. Plus de la moitié de ces décès sont provoqués par des maladies qui pourraient être traitées au moyen de médicaments essentiels sûrs, adaptés aux enfants : les infections respiratoires aiguës / la pneumonie (17 %) ; les maladies diarrhéiques (17 %) ; les infections néonatales graves (9 %) ; le paludisme (7 %) et le VIH/sida (2 %).

D’après Francisco Blanco, Chef du service Médicaments et nutrition, Division UNICEF de l’approvisionnement, « s’il existe des médicaments efficaces pour combattre des maladies et traiter des problèmes de santé pouvant avoir des conséquences mortelles, tels que la malnutrition, il est souvent difficile de se procurer des formulations adaptées aux enfants. Les données figurant dans cette édition confirment que d’importants efforts et des recherches sont encore nécessaires pour améliorer l’offre de médicaments pour les enfants et les rendre plus accessibles à ceux qui en ont le plus besoin. »

Pour compenser l’absence de médicaments pédiatriques, les agents de santé comme les parents ont souvent recours au fractionnement des formes destinées à l’adulte ou bien confectionnent des préparations artisanales de médicaments en écrasant des comprimés ou en dissolvant des parties de gélules dans de l’eau. Ces procédés ne sont pas toujours sans danger ni efficaces, car la dose n’est pas exacte. Parmi les autres défis à relever figure la réalisation d’un plus grand nombre d’essais cliniques et de travaux de recherche concernant les médicaments pédiatriques.

La publication "Sources and prices of selected medicines for children" s’inscrit dans le cadre des travaux menés par l’UNICEF et l’OMS pour rendre les médicaments  pour les enfants plus largement (et internationalement) accessibles.
Depuis 2007, l'OMS et l'UNICEF ont lancé la campagne: « Des médicaments sur mesure pour les enfants » [3].
Cette campagne a pour but de sensibiliser davantage l’opinion et d’accélérer les actions, pour résoudre les problèmes graves qui contribuent à neuf millions de décès évitables d’enfants enregistrés chaque année.

Les sources:
[1] Le RIPPS.
[2] Publication par l’UNICEF et l’OMS d’un nouveau guide des médicaments destinés aux enfants.
[3] Pour des médicaments au format enfant, campagne de l'OMS et de l'UNICEF.

26juil/107

Le « syndrĂ´me du bĂ©bĂ© oubliĂ© ».

Nous avons tous été choqué lorsque ces derniers mois d'été, nous avons entendu ces informations concernant le décès d'enfants oubliés dans les voitures.
La commission de la Sécurité des Consommateurs (CSS) a été saisi par le Secretaire d'état chargé de la consommation en Février 2009, et celle ci vient de tenter, dans un avis adopté le 10 décembre dernier, de faire le point sur ce phénomène et d’émettre quelques recommandations pour le prévenir.

Communiqué de la Commission de la Sécurité des Consommateurs:
Entre juin 2007 et août 2009, la Commission a recensé, en France, 24 oublis d’enfants dans des véhicules (dont 2 Outre-Mer), ayant donné lieu à 5 décès. Dans la même période, nos voisins Belges ont déploré 2 morts. Aux Etats Unis, une étude publiée en 2005 a estimé le nombre d’enfants décédés après avoir été oubliés dans des véhicules à une trentaine par an.

 Phénomène rare avant les années 90, les oublis se sont accrus après la généralisation du transport des enfants à l’arrière des véhicules. Leurs causes demeurent complexes. L’oubli, mécanisme de « maintenance » de la mémoire, touche particulièrement la mémoire prospective, celle qui enregistre nos actions à réaliser. Or, celle-ci est particulièrement fragile et peut être altérée par un événement imprévu brisant une routine, ou encore par un stress ou une fatigue particulière. Un phénomène qui touche en priorité les populations actives, bien intégrées socialement et ayant parfois plusieurs enfants.
Dans l’habitacle d’un véhicule, la température peut augmenter, selon les conditions climatiques, de 10 à 15°C par quart d’heure, pour atteindre 40°C au bout d’une demi-heure et jusqu’à 47 °C après une heure. L’enfant risque alors la déshydratation, risque aggravé par le fait que la régulation thermique du jeune enfant n’est pas adaptée aux chaleurs extrêmes, face auxquelles sa température corporelle augmente trois à cinq fois plus vite que celle de l’adulte. Vomissement, convulsions, accélération du rythme cardiaque, chute de la tension artérielle : on a observé des décès d’enfant après moins de deux heures passées dans une voiture.
 
Pour prévenir ces drames, les solutions techniques sont rares. A ce jour, aucun constructeur ne propose dans sa gamme de dispositif d’alerte couplé au véhicule. Ces dispositifs, potentiellement optionnels, pourraient coûter, aux dires des constructeurs, entre 1 500 et 3 000 € et se déclencheraient parfois de façon intempestive, incitant alors leurs propriétaires à les désactiver. Certains, pourtant, semblent prometteurs, comme les « analyseurs de séquences » qui permettent de lancer une alerte après avoir détecté la non ouverture des portes arrière alors qu’une personne ou un objet est resté à l’intérieur du véhicule. Existent également des systèmes d’alerte reliés au siège-auto, mais dont la fiabilité reste à démontrer.
 
Dans ce contexte, la CSC invite les constructeurs automobiles à engager des recherches sur les dispositifs techniques d’alerte, en liaison avec les fabricants d’articles de puériculture. Elle demande également aux pouvoirs publics de lancer des campagnes de prévention sur ce risque, invitant les mutuelles, les sociétés d’assurance, les professionnels de santé et de la petite enfance à s’y associer.
Elle invite les parents à être attentifs aux signes de fatigue et de stress qui peuvent provoquer ce genre d’oubli et leur conseille de créer des « pense-bêtes » personnels, en posant par exemple près de l’enfant un objet indispensable à l’adulte : badge d’entrée dans l’entreprise, sac, vêtement, etc. Elle leur suggère de demander à être systématiquement prévenus par les professionnels de la petite enfance, dès que ces derniers constatent l’absence imprévue d’un enfant qu’ils auraient dû prendre en charge.

Pour consulter l'avis de la CSC, cliquez ici.
Dans cet avis, vous trouverez les mesures engagées aux Etats-Unis: message de prévention, alertes sur les parkings, objets mementos, mesures prises par les constructeurs automobiles.
........................................................................................
Le phénomène du "syndrôme du bébé oublié" est rare, mais en souvenir des petits, pour le traumatisme que cela constitue, pour les réactions qui ont été les notres à chaque annonce de décès, je trouvais intéressant de relever l'information, et de vous la transmettre, si vous ne l'aviez pas encore vue.
Qu'en pensez-vous?

2juin/101

L’implication des pères dans la grossesse…

TENDRESSEOu quand la pression arrive Ă  grands pas sur les futurs papas.
Les futurs papas sont l'objet d'études au même titre que les futures mamans, et Ô joie, ils sortiront de celle que je vais vous présenter aussi perdus que nous le sommes le plus souvent après le flot de recommandations reçues...
Il s'agit une étude réalisée sur deux ans, par le professeur Jonathan Ives, du "Centre for Biomedical Ethics" à l' Université de Birmingham:
"L'habitus moral de la paternité".

Pour la méthodologie, le professeur Ives a demandé à de jeunes futurs pères (entre la 12e semaine de grossesse, et la 8e semaine après la naissance), d'écrire un journal quotidien, de répondre à des entretiens téléphoniques et à des interviews.
L'idée est d'étudier précisement la phase de transition que nous vivons tous au moment de la naissance de notre premier enfant.
Des idées que l'on s'en fait, à la réalité de la paternité, quels sont les facteurs qui vont faire bloquage, quels sont les évènements qui vont être porteurs, quel est le meilleur des soutiens pendant cette phase de construction de la paternité?  Voilà ce que le professeur Ives a voulu étudier et analyser.

Toute la presse britannique résume cette étude à:  "les pères devraient rester à l'exterieur de la salle d'accouchement, et laisser la grossesse à leur compagne".
Pourquoi?
Parce que d'après l'étude, les hommes perdraient confiance en eux.
Les hommes peuvent se sentir obligé de s'impliquer dans la grossesse, et au fil des jours, ils se rendent compte que leur aide ne peut être que passive, ils développent alors un sentiment d'échec, un sentiment d'impuissance qui nuit à leur confiance en tant que père en devenir.

«Il peut alors être très difficile pour lui de retrouver la foi en lui-même une fois que le bébé est né et de passer de cet état passif à un état de  père proactif. Son rôle dans la famille n'est plus clair pour lui. Il devient effectivement déqualifié en tant que parent et cela peut conduire à des problèmes d'attachement avec l'enfant. " nous dit le professeur Jonathan Ives.

Nous avons demandé aux hommes de s'impliquer davantage dans la grossesse de leur compagne dans ces deux dernières décennies, mais cette implication "déqualifierait" les hommes en tant que pères d'après le professeur Ives.
Son conseil, c'est au contraire de sortir de la salle d'accouchement, de ne pas assister aux cours de préparation à la naissance, ni à la naissance de leurs enfants.

Pensez bien que la critique n'a pas été longue à se faire entendre!
Adrienne Burgess, responsable de la recherche de l'institut de la Paternité au Royaune Uni, répond à Jonathan Ives que cette perte de repère est la raison précise pour laquelle les hommes doivent être impliqués dans la grossesse de leur compagne.

"Cette expérience d'impuissance que Ives dit être si dangereuse, est, en fait, la préparation idéale pour la paternité», déclare Adrienne Burgess.
"Il est des moments dans la vie de parent où vous ne pouvez rien faire pour aider votre bébé, quand il pleure toute la nuit et ne peut être apaisé par exemple. Une part de parentalité réside aussi dans le simple fait d'être là pour votre partenaire et vos enfants sans rien faire d'autre que de donner de l'amour."

.............................................
Perdus? Ah oui, je vous l'avais dit!
La construction de l'identité parentale ne se fait pas en un jour, ni même en quelques semaines entre la grossesse et la naissance, elle se construit chaque jour.
Me revient à l'esprit une phrase qu'une maman (maman d'une jeune femme déjà adulte à l'époque) m'a transmis alors que j'excellais dans la "BMI attitude": "Nous ne sommes pas d'excellents parents pour toutes les périodes de la vie de notre enfant, on peut adorer ses premiers mois, et bien moins assurer son entrée au CP, ne pas se sentir à l'aise à l'adolescence, et regagner toute la confiance de son enfant quand il est devenu adulte".
Cette discussion, avec cette maman que je ne connaissais pas, m'a fait grandement relativiser mes couacs, ou ce que j'estime être des couacs dans la relation avec mes enfants, dans la construction de ma parentalité personnelle.
Il y a des moments au fil des années où on a bien l'impression d'être totalement débordés, et des moments ou on a l'impression de comprendre ce qu'on peux vraiment apporter, des moments aussi, et peut-être surtout, où l'attitude de nos enfants façonnent totalement notre façon d'être parent.
On construit sa parentalité pas à pas, dans la relation avec son enfant, sa compagne, son compagnon, rien n'est figé, ni définitif...
Cette recherche m'a une fois de plus un peu agacée, à essayer de définir des critères d'incertitudes et de doutes pour les futurs pères, alors que nous sommes pétris en couple, d'incertitudes et de doutes!
Pourquoi essayer de dissocier les deux membres du couple, alors qu'une famille et son identité, sa force et ses faiblesses se construit dans les relations entre chaque personne?

Sources:
Pregnancy involvement damages dads' confidence.
Men who get involved with pregnancy may inevitably feel like failure.

7mai/101

Le prĂ©judice d’ĂŞtre nĂ©.

down-syndrome-little-boySujet au bord de la douleur, difficile à traiter, parce qu'il touche le plus profond de l'âme, qu'il se confronte à une réalité économique incontournable, et nous plonge dans d'épineuses questions éthiques.

Allons-y.

Rappel de l'affaire Perruche:
En 1982, la fille du couple Perruche contracte la rubéole, qu'elle transmet à sa mère alors enceinte de quelques semaines.
La rubéole, lorsqu'elle est contractée par un foetus dans le premier trimestre de la grossesse, provoque dans tous les cas, de graves troubles du développement, entraînant des handicaps physiques et mentaux (lésions auditives, lésions visuelles pouvant aller jusqu'à la cécité, malformations cardiaques).
Madame Perruche fait part de sa volonté de demander une IVG si le test révèle que le foetus est atteint de la rubéole.
Le premier test est négatif, le second est positif, ces résultats signent la présence, et l'évolution de la maladie chez Madame Perruche.
Mais le médecin affirme à sa patiente que c'est le résultat du premier prélèvement qui compte, et que l'embryon n'a pas contracté la rubéole.
Nicolas naît en janvier 1983 atteint de graves lésions neurologiques,sensorielles, et physiques.
Débute en 1989, le procès Perruche qui verra son issue en 2002.

"L'arrĂŞt Perruche" du 17 novembre 2000.
La Cour de cassation donne raison aux époux Perruche en déclarant « que dès lors que les fautes commises par le médecin et le laboratoire dans l'exécution des contrats formés avec Mme Perruche avaient empêché celle-ci d'exercer son choix d'interrompre sa grossesse et ce afin d'éviter la naissance d'un enfant atteint d'un handicap, ce dernier peut demander la réparation du préjudice résultant de ce handicap et causé par les fautes retenues. »
Pour la première fois, la jurisprudence entérine clairement le droit pour l'enfant né handicapé d'être indemnisé de son propre préjudice.

Cette décision déclenche la colère des associations des personnes handicapées, et de l'opinion publique, en effet l'arrêt Perruche laisse penser que la vie d'une personne handicapée ne mérite pas d'être vécue.

La loi "anti-arrĂŞt Perruche"
La loi du 4 mars 2002 stipule que "nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance" et que les parents sont les seuls susceptibles d'obtenir réparation.
La loi stipulait également que le coût des soins engagés pour les personnes handicapées tout au long de leur vie, ne rentrait pas dans le cadre de l'indemnisation, mais qu'il devait être pris en charge par "la solidarité nationale".[2]
-------------------------------------------------------------------------------

Les nouveaux faits qui propulsent de nouveau le problème en première ligne:
Depuis le 1er Mars 2010, chaque français peut saisir le Conseil constitutionnel [3], s'il estime qu'une loi n'est pas conforme aux principes de la Constitution.
* Dans ce cadre, la maman d'un enfant atteint d'une myopathie a saisi le Conseil Constitutionnel en Avril, pour contester le principe de la loi du 4 Mars 2002 qui stipule que "nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance", que seuls les parents peuvent obtenir réparation, et non pas pour "les charges particulières découlant de ce handicap, tout au long de la vie de l’enfant".

La famille de cet enfant et leur avocat ont saisi le Conseil constitutionnel, sur l'argument que la loi " est contraire au principe de réparation intégrale rappelé par le Conseil constitutionnel".
Par ailleurs, il est avéré que les compensations prévues par "la solidarité nationale" ne sont pas suffisantes pour faire face aux charges financières imposées par le handicap.

* Une seconde affaire a réouvert le débat, preuve que le problème, malgré les lois successives n'est pas réglé.
Début avril 2010, le tribunal administratif de Nantes a condamné le CHU nantais à verser à la famille d'un adolescent de 16 ans, trisomique, la somme de 51000 euros d'indemnisation pour le préjudice, et à 60 euros par nuit passée au domicile familial depuis sa naissance, et ce tout au long de sa vie.
Sur quel motif? Il n'avait pas été proposé d'amniocentèse à la future mère, alors que les différents marqueurs sanguins étaient contradictoires.

Les réactions:
*A propos de la première affaire citée çi-dessus, Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF) : "cette tentative de judiciariser la prise en charge du handicap est inacceptable. Je suis moi-même handicapé, et ce renvoi devant le Conseil constitutionnel, je l'entends comme l'affirmation qu'il aurait mieux valu que je ne sois pas né. Nous demandons la création d'un véritable revenu d'existence, indépendant des ressources de la famille. C'est une condition de la citoyenneté". [4]

* A propos de la seconde affaire citée çi-dessus Philippe de La Chapelle, directeur de l’Office chrétien des personnes handicapées: "Nuit après nuit, cet adolescent se voit ainsi rappeler que, si on avait su, il ne serait pas né, qu’il ne devrait pas être en vie, affirme-t-il. Avec lui, les personnes trisomiques s’entendent dire que leur vie est un préjudice, leurs parents se voient invalidés dans la gratuité de leur amour et de leur engagement quotidien."[4]

A propos du renvoi devant le Conseil constitutionnel de la loi du 4 mars 2002 (loi anti arrêt Perruche), je vous invite à lire l'interview de Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République et chargé d’améliorer les relations entre l’État et les citoyens, sur le journal La Vie (interview de Claire Legros): "On ne fait pas un enfant comme on achète une voiture".
-------------------------------------------------------------------------------

Les MDPH.
En France, ce sont les "Maisons départementales des personnes handicapées" (MDPH) qui ont pour mission d’accueillir, d’informer, d’accompagner et de conseiller les personnes handicapées et leur famille.
Elles ont 8 missions:
- Elles informent et accompagnent les personnes handicapées et leur famille dès l’annonce du handicap et tout au long de son évolution.
- Elles mettent en place et organisent l’équipe pluridisciplinaire qui évalue les besoins de la personne sur la base du projet de vie et propose un plan personnalisé de compensation du handicap.
- Elles assurent l’organisation de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et le suivi de la mise en œuvre de ses décisions, ainsi que la gestion du fonds départemental de compensation du handicap.
- Elles reçoivent toutes les demandes de droits ou prestations qui relèvent de la compétence de la Commission des droits et de l’autonomie.
- Elles organisent une mission de conciliation par des personnes qualifiées.
- Elles assurent le suivi de la mise en œuvre des décisions prises.
- Elles organisent des actions de coordination avec les dispositifs sanitaires et médico-sociaux et désigne en son sein un référent pour l’insertion professionnelle.
- Elles mettent en place un numéro téléphonique pour les appels d’urgence et une équipe de veille pour les soins infirmiers.

La liste des MDPH en France.

L'allocation adulte handicapé se monte à  700 euros maximum par mois . Elle est touchée par près de 900.000 personnes sur la France...
Cette allocation "de base" peut être complétée par le Complément de ressources, et la Majoration pour la vie autonome.
Pour plus d'informations à ce sujet, je vous conseille de consulter le très excellent site: Handicap.fr
------------------------------------------------------------------
Au 11 Juin 2010:
Le  Conseil constitutionnel a rendu sa décision concernant la loi dite anti-Perruche du 4 Mars 2002.
Par sa décision, le Conseil constitutionnel a jugé que les dispositions de la loi sont conformes à la Constitution.

Sources:
[1] L'arrĂŞt Perruche et sa jurisprudence.
[2] L'affaire Perruche sur Genethique.
[3] La question prioritaire de constitutionnalité.
[4] Nouvelle polémique sur le "préjudice" d’être en vie. Claire Legros.

Magnet, la mascotte du Mag!

magnet

PuB

Articles récents

Les sections

RSS Derniers articles sur Maternéo.

Liens

Mots-clefs