Bébés! (film de Thomas Balmès)
Les filles!!! C'est aujourd'hui que sort Bébés de Thomas Balmès.
Rien qu'en voyant le trailer, on se plonge dans l'immensité des couleurs du monde.
J'aime quand les hommes franchissent le cap du transculturel.
Ce film est un petit bijou à déguster avec toute la bienveillance et toute chaleur qui se cache à l'intérieur de nous...
Il n'y a pas à tortiller, les meilleurs scénarii sont bien ceux que la vie nous offre, tout simplement!
Merci Thomas Balmès!
Bonne séance!
Bon et si vous aimez la décentration culturelle, il y a un bouquin très sympa de Lise Bartoli: Venir au monde (rites de l'enfantement sur les 5 continents), ou les travaux d'Hélène Stork, la bien nommée pour voler d'un continent à l'autre et en découvrir les traditions, les subtiles ou massives différences qui font du maternage, un art si différent d'une culture à l'autre...)
Place au transculturel.
Une petite brève pour vous présenter le trailer d'un film/documentaire qui n'est pas sorti, dont on vient de  connaître la date de sortie en fait, et qui m'a remonté le sourire jusqu'aux oreilles!
Il n'y a rien à dire, ou beaucoup à dire, alors, laissez vous prendre par l'image, séduire par la proposition de voyage...
Regardez, c'est "Les bébés" de Thomas Balmès.
On attend la sortie avec impatience, les images, la mise en scène, tout ce qui a été saisi par Thomas Balmès est magnifique.
La musique est de Bruno Coulais, qui a aussi composé la musique des films "Brice de Nice", "Genesis", "Microcosmos" ou "Les choristes".
Merci d'avance pour ce très beau documentaire!
Je veux être invitée à l'avant première!!!!
La nurse cathodique, rĂ©flexions sur l’impact de la tĂ©lĂ©vision chez les bĂ©bĂ©s.
Ce sujet m'a été proposé par Rabiquette, qui m'a fait parvenir par mail l'affiche qui illustre ce papier.
A partir de quand laisser son enfant regarder la télé? Combien de temps?
Que penser des chaînes spécifiquement conçues pour les bébés?
On l'a tous remarqué, les petits sont fascinés par les mouvements de la télévision, ils semblent parfois magnétisés.
Beaucoup de parents ne souhaitent pas mettre leurs bébés devant la télé, et l'âge avançant, en limitent l'accès, mais soyons également honnêtes, une bonne partie d'entre nous laissent facilement leurs enfants devant l'écran.
Les programmes sont choisis biensûr, on ne leur laisse pas regarder n'importe quel dessin aminé, n'importe quelle chaîne.
C'est ainsi que ces derniers temps, plusieurs chaînes "bébé" ont emergé, et nous voilà encore plus tentés de laisser nos tout petits explorer ces programmes, puisque ces chaînes nous disent qu'elles sont adaptées pour des bébés de 6 mois à 3 ans...
Chaînes alléchantes aux contenus éducatifs ou ludiques, déculpabilisante pour les parents, mais quel est l'impact réel sur les bébés?
Serge Tisseron [1], et une très grande partie des professionnels de la santé et de la petite enfance se sont farouchement opposés aux chaînes infantiles, dès leur création en 2007... et ils poursuivent aujourd'hui leur action en informant les parents de ce qu'induit la télévision chez les petits enfants.
Voici les 5 points majeurs:
1.Tout d’abord, nous savons aujourd’hui que le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité d’interagir avec les objets qu’il rencontre. L’intelligence, à cet âge, est en effet sensorielle et motrice plus que conceptuelle ou imagée. Il est à craindre que le temps passé par l’enfant devant les programmes d’une chaîne pour bébés – qui rassurera les parents parce qu’elle est présentée comme fabriquée pour les tout-petits – ne l’éloigne des activités motrices, exploratoires et interhumaines, fondamentales pour son développement à cet âge.
2.Nous savons aussi que l’enfant n’établit une relation satisfaisante au monde qui l’entoure que s’il peut se percevoir comme un agent de transformation de celui-ci. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui. Il est à craindre que l’installation d’un tout-petit devant un écran ne réduise son sentiment de pouvoir agir sur le monde et ne l’enkyste dans un statut de spectateur du monde.
3.Les parents peuvent être tentés d’utiliser la télévision comme moyen d’apaiser l’enfant, mais elle leur évite en réalité un travail éducatif sur lequel il pourrait s’appuyer pour grandir. Prenons deux exemples: Tous les parents savent comme le coucher d’un tout-petit est difficile: l’enfant rappelle, les parents y retournent, puis quittent sa chambre… pour revenir un peu plus tard, attirés par de nouveaux cris et finalement lui apprendre à s’endormir tout seul.
Installer une télévision dans la chambre de leur enfant facilitera peutêtre son endormissement, mais lui évitera d’affronter les angoisses de séparation qu’il trouvera tôt ou tard sur son chemin. Par ailleurs, l’enfant doit apprendre à faire face à l’absence, au vide, à l’ennui… c’est ce qui lui permettra plus tard de ne pas être dans une incessante avidité de consommation (achat inutiles, alcoolisme, partenaires kleenex…). Edulcorer la douleur de la frustration risque d’entraîner l’enfant dans une pseudo satisfaction par le biais d’objet externes qui ne l’apaiseront jamais car le manque est interne.
4.En outre, le bébé précocement captivé par le rythme rapide des couleurs et des sons qui se succèdent sur l’écran risque d’intérioriser ce rythme dans sa personnalité en formation. Ainsi peut s’installer un cercle vicieux tragique dans lequel les parents ne voient plus d’autre solution, pour calmer un enfant, que de le placer devant un écran… où des images et des sons qui se succèdent
à un train d’enfer contribuent à accroître son instabilité. La télévision devient ce qui l’excite sans cesse selon un rythme toujours imposé par elle, et avec une intensité largement supérieure aux stimulations habituelles de la vie quotidienne.
Elle devient un équivalent technologique de la relation pathogène, hyperstimulante et intrusive.
D’un côté, les parents ont recours à la télé pour que leur enfant reste tranquille… et d’un autre, ce même enfant révèle une agitation croissante aussitôt que l’écran s’éteint.
5.De nombreux travaux d’éthologie, y compris appliqués à la relation mère enfant, ont montré combien l’être humain est capable de
s’accrocher aux éléments les plus présents de son environnement, dès les débuts de sa vie, et notamment à ceux dont il a l’impression qu’ils le regardent. Il est à craindre que les jeunes enfants ne développent une relation d’attachement aux modèles de la télé semblable à celle qu’ils ont avec les adultes qui les entourent. On voit combien l’argument qui consiste à dire que les
chaînes pour jeunes enfants ne contiennent pas de publicité est fallacieux: tous leurs programmes constituent des supports publicitaires pour les produits dérivés que l’enfant demandera aussitôt qu’il les verra! Certains enfants pourront même établir une relation d’attachement aux écrans indépendamment de tout contenu. Ils ne se sentiront sécurisés que si l’un de ces fameux écrans est allumé près d’eux. Jusqu’à devenir, plus tard, des adolescents qui attendent une approbation de ce qu’ils pensent, ressentent, et
sont… à des écrans.
Ces 5 points sont issus de l'affiche que vous verrez, ou que vous avez surement vu chez les professionnels de la santé, et de la petite enfance et qui illustre l'entrée de l'article.
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Par ailleurs, je vous engage à lire le livre qui a été écrit par Serge Tisseron, et qui a été distribué gratuitement auprès des institutions belges (le lien est inclus dans la phrase).
Vous y trouverez developpés tous les arguments qui sont esquissés ici, cela permet à chacun de définir ses choix vis à vis de l'usage de la télévision chez les petits enfants... voire chez les plus grands.
Quelques conseils de Serge Tisseron:
- La télévision doit être considérée comme un livre d'images. Les images qui défilent doivent être commentées pour qu'elles soient comprises et assimilées par nos enfants.
- Vu les capacités de concentration de nos petits d'hommes, un quart d'heure de télévision est suffisant!
- La suite... dans le livre!! ;o)
Et voici le lien vers Yapaka.be, où la campagne est présentée: Pourquoi la télévision est-elle toxique pour les enfants en bas-âge?
Une réflexion personnelle pour terminer.
La télévision, ou les DVD ne sont qu'un support parmis d'autres...
Les jeux, les livres, l'interaction avec autrui, notre vie quotidienne jusque dans la simple imitation de nos gestes, l'ennui sont des richesses qu'il ne faut pas oublier!
La télévision, par son côté parfait, les scénarii pré-digérés, toujours exceptionnels et incroyables (bien mieux que la banalité des vies de nos enfants... voyons) , tue leur imagination, et les laisse penser que finalement ils ne feront jamais mieux que ce qui a été imaginé par les autres.
Attraction/répulsion de l'écran de télévision, d'ordinateur ou de console... en tout cas, une véritable matière à réflexion dans nos choix éducatifs.
[1] Serge Tisseron est psychiatre et psychanalyste, directeur de recherches à l’Université Paris X. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont "Les Bienfaits des images", chez Odile Jacob, ou "Virtuel mon amour" chez Albin Michel.

Maternéo, le site.