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20mai/101

Baby Blues au masculin.

Ce n'est pas la première fois qu'une étude est faite sur les dépressions paternelles après la naissance de leur enfant, et un certain nombre d'entre nous ont pu le constater auprès de leur conjoint...
Par contre, ce baby blues au masculin est encore plus méconnu, voire totalement éludé dans le parcours d'une construction parentale.

Ce qu'on sait déjà sur le baby blues au masculin.
- Contrairement aux femmes, pour qui le baby blues débutent quelques jours après la naissance de leur enfant, les pères, eux, vont développer ce malaise aux couleurs dépressives plusieurs mois après. De la fin du premier trimestre, à la fin de la première année... entre 3 et 6 mois après la naissance de leur enfant étant la période la plus fréquente.
- Un sentiment de malaise, d'inutilité, un sentiment de ne pas être à la hauteur vis à vis de leur rôle paternel... qui se traduit souvent par: "si je n'étais pas là, ça reviendrait au même", ce sont en quelques termes résumés l'expression du baby blues au masculin.
- Ce que l'on sait aussi, c'est que si la maman traverse cette phase de baby blues, le papa a plus de chance de s'y confronter quelques mois plus tard.

L'étude qui sort cette semaine:
James Paulson (service de pédiatrie de l'Eastern Virginia Medical School à Norfolk en Virginie) publie cette semaine dans la revue cultissime JAMA (The journal of American Medical Association), une enquête portant sur plus de 28.000 futurs et jeunes pères touchés par le baby blues, via l'analyse de 43 études réalisées entre 1980 et fin 2009 dans 16 pays différents.

En ce basant sur ces différentes études, il apparaît que 10% des pères sont touchés par le baby blues dans la première année qui suit la naissance de leur enfant.
Chez les jeunes mères, les différentes études laissent apparaître des chiffres peu homogènes qui situent en 10 et 30% le pourcentage de femmes traversant un baby blues après la naissance de leur enfant. (pourcentage fixé à environ 24% dans cette étude.)

Cette méta-analyse permet de confirmer la corrélation entre le baby blues maternel et paternel.
L'un renforçant l'autre.
Pleurs, grande fatigue, idées tristes et récurrentes, troubles du sommeil envahissent les pères comme les mères.
James Paulson insiste donc sur le fait que lorsque ces signes dépressifs apparaissent chez l'un des parents, et vu l'impact que la dépression parentale peut avoir sur un plus long terme sur le développement de l'enfant, il serait souhaitable que la prévention et la prise en charge s'organise autour du couple, de la famille, et non pas sur chaque individualité.

Sources:
Même les pères souffrent du baby blues. Dépêche AFP du 19 Mai 2010.
Prenatal and Postpartum Depression in Fathers and Its Association With Maternal Depression, James F. Paulson, PhD; Sharnail D. Bazemore, MS - JAMA. 2010;303(19):1961-1969.

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  1. Fort intĂ©ressant…


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